Laure Prost Pas de commentaire

LOI DE FINANCES 2018, CE QUI CHANGE POUR VOTRE EPARGNE.

Le 19/09/2017 | La Financière d’Orion

 

Le projet de loi Finances 2018 sera, comme chaque année, présenté en Conseil des Ministres jeudi 28 septembre et examiné par le Parlement cet automne. L’une des grandes mesures phares de la réforme : La Flat Tax. Cette taxe unique souhaitée par le président Emmanuel Macron va finalement toucher l’assurance vie mais que l’on se rassure cette dernière conserve ses avantages successoraux et sort du cadre de l’ISF.

Le taux de ce prélèvement unique forfaitaire sera probablement de l’ordre de 30% incluant les prélèvements sociaux.

Quel impact sur l’épargne ? Dans une interview au journal Les Echos (12 septembre), le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire, indique que tout plan d’épargne logement (PEL) souscrit à partir de 2018 sera soumis au PFU, quelle que soit sa durée, contre une exonération jusqu’au douzième anniversaire du plan aujourd’hui.

De quoi réduire à néant l’attrait de ce produit déjà peu rentable (1% sans la prime d’Etat).

L’assurance vie dans tout ça ? Le contenu de la réforme est plutôt rassurant de ce côté-là :

  • Premier point important, le PFU ne concernera pas l’ensemble des versements (quels que soient leurs montants) effectués avant l’entrée en vigueur de la loi, sans doute le 1er janvier prochain. Rien ne change pour les revenus produit par les versements antérieurs à la réforme, quels que soit leur montant, ainsi le stock actuel détenu par les assurés (1 659milliard fin Juillet 2017) échappera à la « flat tax ».
  • Second élément clé : aux dires des différentes déclarations du gouvernement, ne seront concernés par ce taux unique que les intérêts générés par de nouveaux versements supérieurs à 150 000€ pour un célibataire ou 300 000 euros pour un couple.

Ces seuils doivent s’entendre par assuré, c’est donc la somme de tous les contrats détenus par une même personne chez différents établissements financiers. Il faut donc dès à présent et sans hésiter faire le plein de ses contrats pour profiter des actuelles dans le futur. Notamment si vous avez des sommes importantes à investir.

ll faut aussi relativiser l’impact de la réforme. Et pour cause, les abattements annuels sur les intérêts prévus par les contrats d’assurance vie – 4 600 euros pour un célibataire, 9 200 euros pour un couple – seront maintenus après 8 ans. De quoi largement percevoir des revenus de son contrat à l’abri du fisc.

Avec le PFU, l’imposition sera nettement plus favorable les quatre premières années d’existence du contrat. A noter, il sera toujours possible d’opter pour l’imposition de ses retraits au barème de l’impôt sur le revenu, s’il est plus favorable.

Autre bonne nouvelle, Emmanuel Macron souhaite recentrer l’impôt de solidarité sur la fortune sur les seuls actifs immobilier et de sortir de son assiette tous les actifs « mobilier ». L’idée est en effet d’encourager les Français à orienter leur épargne sur des investissements « dit productifs », utiles à l’économie et au financement des entreprises. Ainsi l’assurance vie sera désormais exonérée d’ISF (Impôt de solidarité sur la fortune).

Voilà qui est autrement plus significatif pour les assurés ayant des patrimoines conséquents. Dès 2018, l’ISF deviendra en effet l’IFI (impôt sur la fortune immobilière), taxant uniquement une partie du patrimoine immobilier.

En définitive le placement préféré des Français conserve tous ses atouts et devient un placement refuge par excellence pour les gros patrimoines, notamment dans une optique de transmission.

Laure Prost Pas de commentaire

Succession: les 5 pièges à éviter

Le décès d’un membre de la famille est un moment important dans la vie et le patrimoine d’une famille. Pour éviter que la succession ne tourne au règlement de comptes entre héritiers ou que le patrimoine soit dilapidé, il y a des mesures à prendre de son vivant. Jérôme Leprovaux, 
responsable du master Ingénierie patrimoniale IUP Banque Finance Assurance de Caen dresse une liste de cinq pièges à éviter dans une succession pour rendre la vie plus simple à ceux qui restent.

Lire l’article

 

Laure Prost Pas de commentaire

Baisse du taux du PEL à 2%

plan_epargne_logement

Le taux du PEL abaissé à 2% le 1er février, livret A maintenu à 1%

Le gouvernement a annoncé, le 15 janvier, son intention de ne pas modifier le taux du livret A qui restera fixé à 1% après le 1er février 2015. La mesure vaut aussi pour le LDD, autre livret sans impôt, au fonctionnement identique à celui du livret A mais au plafond de versements plus bas (12000 €, contre 22 950 € pour le livret A). Le gouvernement a ainsi choisi de déroger à l’application automatique de la formule de calcul du taux du livret A, laquelle aurait conduit à un taux de 0,25%.

En revanche, le gouvernement a décidé de modifier la donne pour les PEL (Plan d’épargne logement) qui seront ouverts à compter du 1er février 2015. Leur taux de rémunération pendant la phase d’épargne passera de 2,5% actuellement à 2% (cela ne concerne pas les PEL déjà ouverts – ou ouverts avant fin janvier – qui conservent le bénéfice du taux actuellement servi). En contrepartie de cette baisse de rémunération du PEL à 2%, en ligne avec les taux servis pour d’autres placements sans risque, le PEL deviendra à nouveau plus avantageux pour emprunter à l’issue de la phase d’épargne (achat immobilier). Le taux d’intérêt maximal du prêt PEL sera abaissé à 3,20% contre 4,20% actuellement.

Ministère des Finances, communiqué n°156 du 15 janvier 2015